samedi 19 juillet 2014

Puisque nos raisons nous enchaînent

Enfermée dans cette ville éteinte et froide, dans la routine cinglante d'un quotidien à l'utilité illusoire, je rêve d'ouvrir la fenêtre et de laisser mon âme nous envoler, au loin, là-bas, où les couleurs n'ont besoin d'aucun filtre pour être éclatantes, où les sons résonnent d'eux-mêmes dans les cœurs de ceux qui les écoutent et où les sourires ne sont pas couchés, vides et forcés, sur du papier glacé.

Enchaînée également par la raison, par cette petite voix persuadée que les tentatives sont vaines et les chemins trop cabossés, le voyage doit se faire, plus intime, moins intense, à travers la jungle de mes mots et l'entrelacs des lignes guidées par mes désirs profonds. En attendant qu'ils daignent poindre pour de bon...


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